Le lac de la Glière n’est pas un lac …mais presque. C’est une curiosité géologique qui mérite un peu d’attention. Il peut être le but d’une ballade sympathique, moins de 500m de dénivelé, avec des marmottes partout et un refuge. La ballade peut devenir une grande randonnée si l’on poursuit en direction du col de la croix des Frêtes (voir la randonnée « Tour de l’aiguille des Aimes: col de la croix des Frêtes / col de la Grassaz« ).

Départ: Le Laisonnay d’en haut (1590m), non loin du refuge du Laisonnay. La webcam de Champagny  implantée quelques kilomètres plus bas, peut aider à préparer sa sortie.

Ressources:

* Refuge de la Glière

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C’est vrai qu’il ressemble beaucoup à un lac, vu de loin…

Lac de la Glière

…mais c’est juste une étendue de graviers dans laquelle divague le torrent. En réalité il s’agit d’un souvenir de lac. Son histoire dit à quel point la vie dans cette vallée était dépendante des glaciers.

En 1818 des séracs formaient un barrage de glace. Lorsqu’il cède de manière brutale, il provoque une débâcle, qui balaye la vallée et occasionne de nombreux dégâts en aval: « le « plan » de la Glière transformé en réservoir a vu sa digue de glace rompue le 15 juin 1818 : trois millions et demi de mètres cubes d’eau se déversèrent dans la vallée en provoquant des dégâts considérables. Plusieurs fois, dans les années ultérieures, le danger réapparut (1820, 1826, 1897), un canal fut alors creusé pour faciliter la vidange. » (1)

1818 est l’évènement le plus marquant, mais ce n’était peut-être pas le premier. En 1809 déjà, il semble qu’un évènement analogue ait eu une conséquence positive en dégageant les sources thermales de Brides: « C’est à la suite de la débâcle d’un lac formé dans le bassin de Champagny, au printemps de 1809, que les alluvions qui encombraient le lit du Doron furent entraînées et laissèrent apparaître les émergences thermales. A ce moment, on put observer que l’eau chaude giclait à travers les feuillets de schistes magnésiens associés aux gypses du Trias qui affleurent surtout sur la rive gauche du Doron. » (2) Je suppose qu’il s’agissait déjà du lac de la Glière.

Biblio:

(1) Vivian Robert, Jail Marcel. Le glacier de Lepena . In: Revue de géographie alpine. 1969, Tome 57 N°1. pp. 225-227.

(2) Moret Léon.  Sources thermales alpines et grands travaux de barrages. In: Géologie alpine. 1950, Tome 28. pp. 79-96

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